LobAcción

Categoría: LobAcción

En esta sección recopilamos todos los relatos que nos llegan día a día en #lobacción. Vivencias sobre el nacimiento (ya sean buenas o malas), #partorespetado #partonatural #violenciaobstetrica. Un espacio para compartir y aprender, para visibilizar las injustícias que se cometen alrededor del parto, PARA RECUPERAR NUESTROS PARTOS!

Accoucher comme on veut à l’hôpital

Je savais que je voulais accoucher naturellement, donc sans péri, en gardant ma mobilité. Il a fallu que j’y aille avec une détermination énorme et que je désobéisse aux sages-femmes qui me voulaient sur le dos, attachée au mur par le monitoring. Je m’étais beaucoup préparée et j’ai réussi. Mais je sais que nombre de femmes, vulnérables et confiantes dans le corps médical, voient leurs souhaits ignorés, leur corps maltraité et leur souffrance minorée. Et je ne comprends pas qu’il faille se transformer en lionne rugissante et se protéger de ceux qui ont la mission de nous aider pour donner naissance dans le respect de notre corps, de notre être et de notre famille. Que nous soyons pro-AAD, pro-sages-femmes ou simplement pro-femmes, il faut que nous fassions front commun pour que les conditions d’accouchement s’améliorent à l’hôpital, à la maison, en maison de naissance, en plateau technique. Que les femmes aient le choix d’accoucher où elles se sentent bien, en étant assurées que, quel que soit ce lieu, elles seront accueillies avec bienveillance. Merci!

Deux accouchements différents

Je tenais à vous apporter mon témoignage sur deux accouchements radicalement différents au sein de la même structure hospitalière à six ans d’écart. Lors du premier, en 2009, j’étais phobique des hôpitaux, et je suis en plus tombé sur une équipe méprisante. Que ce soient les sages-femmes ou les médecins, personne ne comprenait ma peur, voire ma panique. L’anésthésiste a même menacé de ne pas me faire de péridurale.On a pratiqué sur moi des gestes sans me le dire et sans mon consentement. Cet accouchement a fini en césarienne en urgence, avec remarques désobligeantes. Et au mois de mars de cette année, accouchement respectueux, avec une équipe empathique et à l’écoute, respectueuse de mes choix. La sage-femme a accepté de ne me poser qu’une voie veineuse sans poche de perfusion et de ne pas me poser d’office de sonde urinaire. Même si au début je ne souhaitais pas de péridurale, j’ai fini par y avoir recours, mais cette fois, je suis tombée sur un anesthésiste à l’écoute, qui a, de plus, parfaitement dosé son produit. Cette fois-ci, tout a été fait pour éviter une césarienne, et j’ai pu donner naissance à ma fille par voie basse. Bref, la preuve qu’au sein d’un même établissement, on peut faire les choses de façon radicalement différente pour peu qu’on le veuille.

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Faute de sage-femme…

Maman de dix enfants et enceinte du 3ème, j’espère depuis mon premier, un accouchement le plus physiologique possible. Je me suis laissée guidée pour le premier par le personnel médical de la maternité, faute d’expérience. J’ai eu un accouchement relativement physiologique mais loin de ce que j’imaginais. Pour ma deuxième, j’ai voulu un accouchement à domicile, mais pas de sage-femme se déplaçant jusqu’à mon département perdu… J’ai longuement envisagé un accouchement non assisté mais le jour J j’ai choisi la maternité. Malgré mon projet de naissance présenté au personnel, et le fait qu’ils avaient répondu positivement à mes demandes, j’ai été trompé, beaucoup d’actes ont été effectué sans mon accord contrairement à ce qui avait été décidé au départ. Pourtant un accouchement on ne peut plus physiologique encore une fois, sans aucune complications. Cette fois ci, hors de question que je mette les pieds dans une maternité, il y a eu abus de confiance, et je ne peux leur accorder de nouveau. J’ai contacté 7 sage-femmes de départements limitrophes mais aucune ne se sent de faire les kilomètres qui nous séparent. Cette fois-ci, seul l’ANA est envisageable, et pourtant, ce n’est absolument pas un choix, mais un manque de choix justement. Il y a une véritable “chasse aux sorcières” faite en France auprès des sage femme pratiquant les AAD. Je connais certaine d’entre elle qui adorerait les accompagner mais qui ont peur de la radiation et de ne plus pouvoir exercer ce si beau métier. Que fait la France ? Pourquoi tant d’acharnement à vouloir médicaliser ce qui ne devrait pas l’être dans la mesure ou tout va bien ? Être enceinte est quelque chose de naturelle pas de pathologique ! Je suis bien entendu convaincue que la médicalisation autour de la naissance peut être indispensable ou tout simplement sécuritaire pour certains parents. Mais pour les autres ? Ceux qui se sentent en sécurité chez eux ? Quelles options ? On devrait avoir le choix dans un pays comme la France… Prenons exemple sur nos voisins plus respectueux de la naissance. Informons les parents qu’il existe une autre naissance possible.

Accouchement à domicile

Bonjour, J’ai 3 enfants, les deux premiers ont eu la chance de naître à la maison. Le troisième dans la mesure où il n’y avait plus de sage femme qui pratiquait l’accouchement à domicile à ce moment là est né dans un centre hospitalier. Pour le premier après 9 mois couché (décollement du placenta), accouchement d’une petite fille de 3.6kg, jamais aucun pleur, car aucune souffrance, pas de tubage non plus, première tétée + de 48h plus tard, que du bonheur. Pour le deuxième, accouchement plus difficile, 3.9kg, passage difficile des épaules beaucoup trop large, pas de tubage non plus. Pour le troisème, 3.1kg  accouchement dans une clinique dans la position qui me convenait à savoir comme les indiennes (debout, en suspension). Naissance à 23h30, départ de la clinique à 7h. Pas de tubage non plus car je ne voulais pas. Je peux comparer les deux méthodes et je peux dire sans aucune mesure combien il est préférable d’accoucher à la maison, que ce soit pour le bébé, la maman, la famille. Le repos ou la récupération de la fatigue est totalement différent, l’atmosphère je n’en parle pas, quand au suivi, soin pendant l’accouchement, et après la naissance, rien de comparable. A la maison, la sage femme vient tous les jours pour le bébé et aussi pour la maman. On se pose beaucoup de questions, sur le cordon, l’allaitement etc, les conseils sont précieux et très rassurant. Je suis d’un gabarit plutôt menu, je n’ai pour aucun de mes enfants eu de points malgré leur poids et leur corpulence. J’ai été entourée de vrai professionnel, mais également de vrai personne à valeurs humaines, ce qui est très important dans ces moments là. Je peux dire que la sécurité de l’enfant et de la mère sont aussi importantes à la maison que dans un centre hospitalier. A partir du moment où j’ai appelé, la sage femme est restée avec nous jusqu’à la naissance et n’est partie que plusieurs heures après. Elle surveillait de très près l’enfant, la progression de la dilatation, les battements du cœur du bébé etc. Tout cela dans une atmosphère décontractée en laissant le temps au temps. Je peux dire qu’au niveau du centre hospitalier le suivi a été totalement différent uniquement les 2 dernières heures malgré nos appels pour être examiner et savoir si tout allait bien, heureusement que j’avais “un peu d’expérience”, car il y a vraiment de quoi paniquer. Je pense qu’aujourd’hui l’accouchement est beaucoup trop médicalisé, heureusement qu’il y a des centres hospitaliers pour les personnes qui ont des problèmes. Toutefois un accouchement n’est pas une maladie, non c’est un moment très important pour l’enfant, sa mère et les autres membres de la famille. Pour moi même si mes accouchements ont été très douloureux, ont duré à partir des premières contractions 14h, 12h et 21h, quel bonheur.

Nouveau Témoignage

Plus nous serons nombreuses à écrire nos témoignages, plus nous réveillerons les consciences et agirons pour changer ces paradigmes autour de la naissance qui paraissent immuables.

Ma fille ainée est née en avril 2011. Le terme était prévu pour le 1er avril. Le 03 avril je perdais un peu les eaux. Je me rends à la maternité, ils me gardent, 12h après perf d’ocytocyne (16h)… Une sage-femme absente, pas d’écoute, pour toujours la même raison “ils sont débordés, beaucoup d’accouchements à gérer”… 20h, contractions hyper violentes, je ne pouvais pas bouger, car perfusée… Le doppler me gênait énormément mais visiblement j’étais obligée de le garder, pour surveiller mon bébé… Bref, 20h –> péridurale (je ne m’étais même pas posé la question, c’était pour moi la seule façon d’avoir des enfants, les femmes qui choisissaient de souffrir étaient tout simplement des folles… heureusement j’ai cheminé depuis…). Minuit, dilatation complète, les SF sont très occupées, me disent qu’elles reviennent mais c’est le cas plus d’1h après seulement, la péri ne fait d’ailleurs presque plus effet car elles m’ont interdit de réinjecter du produit… (quelle “infantilisation” dans la façon de faire quand j’y pense…) 2h, elles ont visiblement décidé que c’était le moment de pousser… Je pousse, plus d’une heure… tellement que j’ai l’impression de que mes yeux vont sortir, que ma peau va exploser… Elles font venir un gynéco (une femme), qui regarde, constate que le bébé n’est pas bien tourné (je me demande comment les SF elles mêmes n’ont pas pu le constater…)… Elle remonte le bébé dans mon ventre et le place correctement, je souffre énormément mais c’est pas grave, c’est pour mon bébé… Puis elle me dit “je pose des ventouses. Je pourrais vous laisser pousser encore mais vous semblez fatiguée et puis surtout j’ai envie de retourner me coucher”… Je me laisse faire, comme si c’était normal d’agir et de parler ainsi… Je n’éprouve pas de souffrance quand je raconte cet accouchement mais seulement du regret… Je sais maintenant que ce n’est pas ce que je veux. Depuis j”ai créé une association qui soutien le droit à l’accouchement à domicile.

Accouchement

Ma fille ainée est née en avril 2011. Le terme était prévu pour le 1er avril. Le 03 avril je perdais un peu les eaux. Je me rends à la maternité, ils me gardent, 12h après perf d’ocytocyne (16h)… Une sage-femme absente, pas d’écoute, pour toujours la même raison “ils sont débordés, beaucoup d’accouchements à gérer”… 20h, contractions hyper violentes, je ne pouvais pas bouger, car perfusée… Le doppler me gênait énormément mais visiblement j’étais obligée de le garder, pour surveiller mon bébé… Bref, 20h –> péridurale (je ne m’étais même pas posé la question, c’était pour moi la seule façon d’avoir des enfants, les femmes qui choisissaient de souffrir étaient tout simplement des folles… heureusement j’ai cheminé depuis…). Minuit, dilatation complète, les SF sont très occupées, me disent qu’elles reviennent mais c’est le cas plus d’1h après seulement, la péri ne fait d’ailleurs presque plus effet car elles m’ont interdit de réinjecter du produit… (quelle “infantilisation” dans la façon de faire quand j’y pense…) 2h, elles ont visiblement décidé que c’était le moment de pousser… Je pousse, plus d’une heure… tellement que j’ai l’impression de que mes yeux vont sortir, que ma peau va exploser… Elles font venir un gynéco (une femme), qui regarde, constate que le bébé n’est pas bien tourné (je me demande comment les SF elles mêmes n’ont pas pu le constater…)… Elle remonte le bébé dans mon ventre et le place correctement, je souffre énormément mais c’est pas grave, c’est pour mon bébé… Puis elle me dit “je pose des ventouses. Je pourrais vous laisser pousser encore mais vous semblez fatiguée et puis surtout j’ai envie de retourner me coucher”… Je me laisse faire, comme si c’était normal d’agir et de parler ainsi… Je n’éprouve pas de souffrance quand je raconte cet accouchement mais seulement du regret… Je sais maintenant que ce n’est pas ce que je veux. Depuis j”ai créé une association qui soutien le droit à l’accouchement à domicile.

Alexandre et Adrien

Ce témoignage est en fait celui de deux rencontres: celles de mes deux fils Alexandre et Adrien. Alexandre a maintenant trois ans et l’accouchement est loin d’être le meilleur moment de ma vie, comme on peut souvent l’entendre. Il est né prématuré. Avant le jour de sa naissance, le travail a duré trois jours, aucune dilatation au rendez vous… Ce que j’ai trouvé difficile, c’est que cette douleur ne servait à rien car elle ne permettait pas de faire avancer les choses, j’avais l’impression que j’allais rester là pendant des semaines à souffrir avant d’être dilatée. Rien ne m’a soulagé et cette souffrance était considérée comme “normale” par le personnel médical, un comble quand on voit tout le tralala que l’on nous fait avec la prise en charge de la douleur aujourd’hui. Pendant ce temps là, Alexandre souffrait aussi… Le rythme cardiaque n’était pas bon, c’est un sentiment assez horrible de savoir qu’à l’intérieur de vous, votre enfant souffre déjà… Bref, il est sorti par forceps alors que je n’étais pas encore à dilatation complète. Il est parti une heure sans que nous ayons eu aucune nouvelle. Le lien affectif en a beaucoup pâti, comment construire une relation maternelle avec un bébé absent puis en néonat? Aujourd’hui, trois ans plus tard, tout va bien mais les premiers pas ont été semés d’embûche.

Adrien a trois mois. J’ai beaucoup investi dans la préparation à l’accouchement (sage-femme libéral, yoga prénatal, sophrologie, acupuncture…) pour dépasser mes craintes et devenir enfin “maîtresse” de la situation. Le mental était excellent, les contractions bien gérées mais encore une fois le bébé souffrait trop donc il est né par césarienne. Une expérience très bizarre “ne vous inquiétez pas, c’est comme chez le dentiste vous sentez tout mais n’avez pas mal”… Lorsque votre intégrité physique est mise à mal, que vous vous sentez charcutée et que l’on vous demande de vous reposer tout en assurant votre rôle de mère à 100 %, ce n’est pas évident du tout! Trois mois plus tard, tout va très bien!

Tout va très bien bien sûr mais grâce à mon mari, au personnel médical qui fait comme il peut avec les moyens qu’il a et grâce à mes fils qui me remplissent de bonheur.

Un très grand merci!

Bonsoir à vous,

C’est un peu bizarre car on ne sait pas vraiment à qui on s’adresse en écrivant ce mail parce qu’on ne sait pas qui est entrain de le lire. Mais quoi qu’il arrive on voudrait vous dire un grand merci!

Nous sommes venu voir le film Loba à Bordeaux il y a tout juste un mois, et nous avons eu la chance de participer à un débat qui nous a donné la force de chercher (et peut être même de trouver) quelqu’un qui accepte de mettre notre enfant au monde à la maison (même si ça ne sera certainement pas dans la notre). Ça serait long à expliquer et on n’a pas envie de vous ennuyez avec les détails mais juste vous dire que grâce à vous toutes et à vous tous qui avez réalisé ce film vous nous avez redonné la force de trouver comment donner vie à notre enfant comme nous l’avions décidé!

Guillaume et Lauren.

 

Je souhaite témoigner…

Bonjour,

je souhaite témoigner, non pas sur des violences à l’accouchement en lui même mais sur des violences quotidiennes, infligées par les gynécologues à nombre de femmes. Je parle ici de l’utilisation d’un instrument : les pinces de Pozzi, véritable crochet de boucher, qui utilisées au mieux sont “un mauvais moment à passer selon les médecins” et mal utilisées, une véritable torture.

J’en ai moi-même fait l’expérience deux fois, une première fois, pendant quelques secondes lors de la pause d’un stérilet, et une deuxième fois, lors de la réalisation d’une hystérosalpingographie, à savoir une radiographie de l’utérus avec un produit de contraste. La pince est utilisée par des médecins peu habitués à travailler sans (car c’est possible avec de la pratique) et sa pose provoque une douleur insoutenable, pendant de longues minutes pendant toute la durée des clichés radio, selon les diverses incidences. Je suis sortie de cet examen, traumatisée, en larmes pendant 10 minutes, et dans une douleur atroce ! M’est restée en souvenir, en plus de la douleur, cette impression d’avoir été violée, souillée, ce sentiment terrible qu’on a touché à mon intimité et qu’on m’a fait mal, très mal, alors que ce n’était pas justifié. Moi qui n’ai jamais rechigné à tout examen gynéco jusque là, j’ai passé des jours à me sentir mal, bloquée, et aujourd’hui, je sais que la simple évocation de tout examen me fait appréhender comme jamais. Il est fait mention de cet instrument dans le très bon livre de martin wrinckler, “le choeur des femmes” dans lequel il est vivement critiqué pour les memes raisons que celles que j’ai expérimenté. Certes, la douleur n’est pas la meme pour toutes les femmes, et certaines la sentent beaucoup plus que d’autres, est-ce une raison pour les sacrifier sur l’autel de la praticité pour le médecin ? Moi qui suis vétérinaire, je peux vous assurer que jamais nous n’utiliserions de tels instruments sur un animal réveillé, alors jamais je n’aurais imaginé que de nos jours on l’utilise encore sur des femmes!

Si mon témoignage vous intéresse tout de meme, je suis prete a vous le rédiger un peu mieux, voir de faire une petite video. Merci de me le faire savoir.

Comment devons-nous/voulons-nous traiter/accueillir ce cadeau si précieux et fragile qu’est la vie?

Je remercie la réalisatrice pour son film, témoignage très émouvant. C’est un film politique et non propagandiste comme j’ai pu lire. C,est un documentaire qui parle de liberté qui, dans le pays des droits de l’homme n’est pas garantie aux femmes – qui parle du droit des femmes pour exercer un métier dans les meilleurs conditions possibles pour elle, pour nous et nos enfants.

C’est un film pour éclairer les consciences des femmes, et des hommes, qu’ils soient déjà parents ou non, qui souhaitent le devenir ou non. C’est un film d’intérêt général qui pose la question suivante : comment devons-nous/voulons-nous traiter/accueillir ce cadeau si précieux et fragile qu’est la vie? Merci pour toute cette lumière!