LobAcción

Categoría: LobAcción

En esta sección recopilamos todos los relatos que nos llegan día a día en #lobacción. Vivencias sobre el nacimiento (ya sean buenas o malas), #partorespetado #partonatural #violenciaobstetrica. Un espacio para compartir y aprender, para visibilizar las injustícias que se cometen alrededor del parto, PARA RECUPERAR NUESTROS PARTOS!

“L’accouchement, un sujet polémique en France”, Mediapart

Bonjour!

Le public de Perpignan était très touché par le film et tous souhaitaient organiser une prochaine projection pour amener plus de monde: C’est que les conversations étaient si interessantes, le public content de se rencontrer que nous avons continuer de nous parler dans le hall du cinéma et d’échanger les adresses entre associations, sage femmes, futures parents etc…

Nous partageons avec vous cette nouvelle publication en Mediapart écrite par Cédric Lépine!

Bonne lecture!

1ère naissance et SF

Bonjour, Je m’appelle Angela, j’ai bientôt 37 ans, dans quelques jours, et je m’apprête à accueillir dans ce monde, dans un peu plus de 3 mois, cette petite fille que je ne pensais n’avoir jamais. Chance et bonheur!

Je me suis renseignée pendant des semaines sur le choix de ma sage femme pour ma préparation à la naissance. Etant suivi par un gynécologue obstétricien en temps normal dans une clinique de Toulouse, depuis mon emménagement dans la région, la question de comment et ou accoucher c’est imposée à moi naturellement. Et c’est naturellement que j’ai décidé que ce ne serait pas mon gynéco qui m’accoucherait. Au demeurant sympathique, j’ai su instinctivement que je voulais accoucher dans un lieu le moins médicalisé possible et ou surtout je serai entendue. J’ai donc choisi l’un des hôpitaux public de ma ville ou la maternité est réputée pour sa volonté d’accompagner les femmes dans leur projet de grossesse et dans une idée d’accouchement le plus naturel possible.

D’abord, quand mon gynéco à su que je ne désirais pas accoucher dans sa clinique, se sentant peut être abandonné, il a été très dur, en essayant de me dissuader, puis de me faire peur et de me faire passer pour une bobo capricieuse qui ne savait pas ce qu’elle faisait. J’ai accusé le coup, mais cela m’a conforté dans mon désir de faire mon chemin sans lui. J’ai donc cherché avec le peu d’info que j’avais à l’époque sur l’accouchement, la grossesse, la vie du bébé intra-utérus car ce docteur ne voulait que me voir pour me faire son écho mensuelle et empocher son chèque, il me semble. J’ai donc cherché seule, orientée par la seule amie que j’ai dans la région. Mais toutes ces questions qui défilent dans ma tête n’ont pas toujours eu d’écho.

C’est alors pour organiser ma prépa a l’accouchement que je me suis rendue compte d’une folie ! Aprés être passée entre les mains de mon gynéco – env 5 mois, j’allais être suivi par un gynéco différent pour les 3 dernières consultations et une sage femme de l’hôpital nous initiant à l’haptonomie mais qui, comme le gynéco de l’hôpital, ne serait pas la, le jour ou j’aurai vraiment besoin d’elle : le jour ou je présenterai ma fille au monde, le jour de mon accouchement. J’ai été atterrée, très triste et angoissée d’apprendre cela. Je l’ai vécu comme une injustice et une véritable violence. Moi futur jeune maman d’un 1er enfant, loin de ma famille, ma mère, mes soeurs, mes amis, j’allais me retrouver entourée d’inconnu pour accoucher. J’ai dc cherché des solutions alternatives sur Toulouse. Il existe ici la possibilité d’accoucher en plateau technique avec une SF, ms les infos sont introuvables sur le net, du moins, je ne les ai jamais trouvé. J,ai enfin fini par trouvé les coordonnées de l’unique SF de Toulouse ayant le droit d’accoucher à domicile. Unique femme ayant l’assurance permettant à nous les futur mamans d’exercer un choix s’agissant de notre accouchement, et de la naissance de notre enfant. Malheureusement celle-ci ne pourra pas m’accoucher puisque mon terme tombe lors de son mois de vacances.

J’ai été révolté, tenace puis angoissée et abattue. Puis j’ai fini par baisser les bras et cesser mes recherche,s malgré moi. J’accoucherai donc finalement à l’hôpital J. Ducuing, une bonne maternité comme on me dit. Ou la péridurale, l’épisiotomie et la césarienne ne sont utilisée qu’en cas de réelle demande de la femme et que si cela est médicalement nécessaire. Ou je pourrais choisir ma position pour accoucher – contrairement à mon ancien gynéco qui me disait, en réponse à cette idée : “accoucher sur le coté si vous voulez et vous me supplierez d’avoir une péridurale !” Ou je peux demander qu’on soit le moins possible ds la salle d’accouchement, et ou je peux aussi demander qu’on me laisser faire du peau à peau juste après la naissance, sans couper le cordon ombilicale trop vite. Je me dis dc que c’est déjà ça ! Même si au fond, je reste révoltée de ne pas avoir pu choisir librement, comment et ou je voulais accoucher…

Je remercie la réalisatrice pour son film, témoignage très émouvant. C’est un film politique et non propagandiste comme j’ai pu lire. C,est un documentaire qui parle de liberté qui, dans le pays des droits de l’homme n’est pas garantie aux femmes – qui parle du droit des femmes pour exercer un métier dans les meilleurs conditions possibles pour elle, pour nous et nos enfants. C’est un film pour éclairer les consciences des femmes, et des hommes, qu’ils soient déjà parents ou non, qui souhaitent le devenir ou non. C’est un film d’intérêt général qui pose la question suivante : comment devons-nous/voulons-nous traiter/accueillir ce cadeau si précieux et fragile qu’est la vie ? Merci pour toute cette lumière!

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Mujeres que corren con los lobos

¡Vaya regalos nos encontramos en la bandeja de entrada!

Una mujer que vio nuestra película hace unos días nos envía este hermoso texto junto a un cuento muy especial “La Loba” del libro “Mujeres que corren con los lobos” de la autora Clarissa Pinkola. Gran descubrimiento! Muchas gracias por el cuento y por tus palabras!

*Lo hemos estado buscando y os lo podéis descargar y leer íntegro desde este link.


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“No soy ni madre, ni partera, ni tampoco ninguna mujer sabia. Sencillamente soy una mujer, pero sin ningún deseo de tener hijos. Sin embargo, está película me ha tocado profundamente, más que una historia de mamás y bebés, es una clara reflexión sobre la humanidad y la libertad. Reencontrar la esencia, que viene de la confianza en la vida misma. Esta película expresa la urgente necesidad de reconstruirnos frente a una sociedad que nos escupe sobre el asfalto. Regresar a nuestra naturaleza salvaje. Poner los pies en la tierra. La mujer salvaje, la Loba.

Me sorprendió que durante el debate no hablaran del cuento de La Loba que tiene una resonancia muy fuerte con el tema de la película y además una relación directa con el lugar donde han rodado: México (que es donde yo descubrí este cuento de Clarissa Pinkola Estés “Mujeres que corren con los lobos“).


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La loba

Femmes qui courent avec les loups
de Clarissa Pinkola Estés

“Hay una vieja que vive en un escondrijo del alma que todos conocen pero muy pocos han visto. Como en los cuentos de hadas de la Europa del este, la vieja espera que los que se han extraviado, los caminantes y los buscadores acudan a verla.

Es circunspecta, a menudo peluda y siempre gorda, y, por encima de todo, desea evitar cualquier clase de compañía. Cacarea como las gallinas, canta como las aves y por regla general emite más sonidos animales que humanos. Podría decir que vive entre las desgastadas laderas de granito del territorio indio de Tarahumara. O que está enterrada en las afueras de Phoenix en las inmediaciones de un pozo. Quizá la podríamos ver viajando al sur hacia Monte Albán 3 en un viejo cacharro con el cristal trasero roto por un disparo. O esperando al borde de la autovía cerca de El Paso o desplazándose con unos camioneros a Morella, México, o dirigiéndose al mercado de Oaxaca, cargada con unos haces de leña integrados por ramas de extrañas formas. Se la conoce con distintos nombres: La Huesera, La Trapera y La Loba.

La única tarea de La Loba consiste en recoger huesos. Recoge y conserva sobre todo lo que corre peligro de perderse. Su cueva está llena de huesos de todas las criaturas del desierto: venados, serpientes de cascabel, cuervos. Pero su especialidad son los lobos.

Se arrastra, trepa y recorre las montañas y los arroyos en busca de huesos de lobo y, cuando ha juntado un esqueleto entero, cuando el último hueso está en su sitio y tiene ante sus ojos la hermosa escultura blanca de la criatura, se sienta junto al fuego y piensa qué canción va a cantar.

Cuando ya lo ha decidido, se sitúa al lado de la criatura, levanta los brazos sobre ella y se pone a cantar. Entonces los huesos de las costillas y los huesos de las patas del lobo se cubren de carne y a la criatura le crece el pelo. La Loba canta un poco más y la criatura cobra vida y su fuerte y peluda cola se curva hacia arriba.

La Loba sigue cantando y la criatura lobuna empieza a respirar.

La Loba canta con tal intensidad que el suelo del desierto se estremece y, mientras ella canta, el lobo abre los ojos, pega un brinco y escapa corriendo ca- ñón abajo.

En algún momento de su carrera, debido a la velocidad o a su chapoteo en el agua del arroyo que está cruzando, a un rayo de sol o a un rayo de luna que le ilumina directamente el costado, el lobo se transforma de repente en una mujer que corre libremente hacia el horizonte, riéndose a carcajadas.

Recuerda que, si te adentras en el desierto y está a punto de ponerse el sol y quizá te has extraviado un poquito y te sientes cansada, estás de suerte, pues bien pudiera ser que le cayeras en gracia a La Loba y ella te enseñara una cosa… una cosa del alma.

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*Ilustración: autor desconocido

Mémoire de master 1 psychologie sur le vécu de l’accouchement

“Facteurs favorisant un vécu subjectif positif de l’accouchement pouvant mener à une transformation maturative.” C’était mon sujet de mémoire il y a deux ans. Je suis aujourd’hui psychologue clinicienne. J’ai moi même quatre enfants, deux nés en maternité il y a 28 ans et 24 ans (bof, bof…), deux nés à la maison, en France, il y a …22 ans pour ma fille et 19 ans pour le dernier! (Yes!!) Ce sujet m’a toujours paru extrêmement important, si vous êtes intéressés par le mémoire je peux vous le transmettre. Bonne continuation, avec tout mon soutien!

Mon accouchement sans peridurale

Bonjour, je souhaite partager avec vous mon expérience. Je soutiens votre projet et protéger les sages femmes est primordiale! Les futures mamans ne sont pas assez écoutées dans leur désir d accouchement. J ai eu la chance incroyable d avoir pu vivre ce moment magique à la maternité des Bluets. Cette maternité m a donnée les moyens de vivre l accouchement que je desirai. Voici mon récit. Merci pour ce film qu il me tarde d aller voir.

‎La toute 1ere contraction a été à 3h du matin. Mais je ne savais pas vraiment que s en était une, je croyais que je voulais juste aller aux toilettes après le plat épicé que j ai mangé vendredi soir! Je dormais à ce moment là sur le canapé, les derniers jours de ma grossesse je me réveillais toutes les 2h et je faisais de grosses insomnies! J étais devenue tellement lourde‎ et bébé appuyait de + en + sur la vessie et je l attendais tellement aussi que je pensais tout le temps à lui! Vers les 8h, je suis allée rejoindre Rudy dans le lit avec mon coussin d allaitement parce que j avais toujours ces douleurs qui ressemblent fortement à des douleurs de règles. Je ne me disais pas que ça allait être aujourd’hui mais plutôt que c était une fausse alerte‎, je ne voulais tellement pas être déçue. Les contractions n étaient pas très régulières à ce moment là et elles étaient supportables. Et c est vers les 12h30 que Rudy a commencé à les compter et qu elles devenaient de ‎+ en + douloureuses. Pendant toute la matinée, je pensais qu aux précieux conseils de ma prof de yoga, je faisais toutes les positions qu elle m avait apprise pour soulager la douleur d en bas du dos, pour aider bébé à se diriger dans le bassin, à respirer profondement.‎ J étais très concentrée, et j ai compris que ça allait être aujourd’hui!! J avais très hâte à ce moment là d arriver aux bluets pour qu ils me confirment que j allais accoucher. Rudy m a fait un peu patienter pour ne pas arriver à la maternité et que les sages femmes nous disent que c était trop tôt et qu il fallait rentrer à la maison. Il a appelé un taxi et quand nous sommes arrivés il était 15h40. Je voulais absolument accoucher dans la chambre orange, celle où il y a la baignoire spécial accouchement. Et apparemment vendredi soir c était la nouvelle lune et tous les bébés se sont décidés d arriver tous ensemble et j avais peur qu elle ne soit déjà prise. Et non!! Je l ai eu 🙂 J ai été osculté et mon col était dilate à 4cm déjà. La sage femme me félicite d avoir fait une bonne partie du travail à la maison! ‎ Elle me met le monitoring pour suivre les contractions et son coeur. Entendre ses petits battements m ont donnée du courage. Pour le moment tout se passait comme je le souhaitais! Je restais toujours aussi concentrée sur ma respiration comme depuis le début et j arrivais à “gérer” la douleur. Rudy m aide à me mettre dans la baignoire, le chaud me faisait du bien! Je sentais que les contractions devenaient de + en + intenses… Je m aidais de la barre en métal au dessus de ma tête pour étirer mes bras. Je commençais à ce moment là à rentrer comme en “transe” pendant le pic de la contraction. Je m imaginais avec bebe à la mer et quand j expirais je gemissais, je me laissais aller pour que le mal ne prenne pas le dessus. Ça m aidait beaucoup. Je ne voulais pas faire de la contraction un obstacle mais un allié pour cette rencontre avec bebe. J essayais d ignorer la douleur et surtout je ne pensais pas à la prochaine contraction pour ne pas paniquer et me deconcentrer. Rudy m encourageait vivement dans ma respiration mais je ne l écoutais plus à ce moment là, j étais en train de me créer un monde avec moi même et mon corps. Je l imaginais petit à petit à descendre dans mon bassin. Une sage femme étudiante est rentrée, elle n avait jamais assisté à un accouchement dans l eau (bon du coup la c est pour la prochaine!) et elle m a tellement apaisée en m encourageant! Je buvais ses paroles! ” vous faites du très bon travail, continuez, c est comme ça que vous allez faire avancer les choses et que rencontre avec bebe est proche”… ça m a redonnee un coup de boost et confiance en moi! J avais besoin de ses encouragements et de son soutien. J ai décidé de sortir de l eau et aller sur le ballon pour changer d activité et la chaleur de l eau (37 degres) me faisait du bien mais me fatiguait aussi. Et la je sentais que les contractions devenaient différentes, qu elles appuyaient sur mon périnée et qu elles devenaient vraiment douloureuses. Et sur le ballon j ai continue de rester dans cette bulle que je m étais créée, masser le périnée avec le ballon m a fait un bien fou! La sage femme qui s occupait de moi vient vers les 17h30 voir ou en est le travail et la!! Youpi! Mon col est dilate à 9! Elle me félicite à nouveau en me disant que je faisais du bon travail!! Elle me dit qu on y est proche! Et la j avais cette envie d aller aux toilettes qui devenait de + en + forte! Je savais que le col était dilate et que bébé rentrait dans mon bassin! A 18h20, rupture de la poche des eaux. La sage femme étudiante revient et continue de m encourager et me dit que la fin est proche, qu il faut tenir bon, elle regarde Rudy : “Vous avez vu comme elle est belle votre femme, elle donne la vie à votre bebe” Quand je repense à cette phrase, j en ai les larmes aux yeux! j ai porte la vie et la j étais en train de la donner!! Je ne sais plus à quel moment mais il me l a redit :”tu es belle ma femme en train d accoucher” A 20h, j étais accroupie sur la table d accouchement et je poussais. J étais épuisée, comme jamais, j avais faim, soif, sommeil, j avais donne toute mon énergie pendant le travail‎, c était très difficile! Comme à un marathon ou tu vois la ligne d arrivée et on te dit ” vas y sprint!! Donne toi!” mais t as déjà donné tout ce que t avais avt! Je n arrivais pas trop à pousser et respirer correctement. On a essayé différentes positions pour que le bassin soit le mieux bascule possible et dirige bébé vers la sortie. J avais ce mal de dos horrible et j avais chaud. Rudy me “brumisait” le visage et me faisait boire des petites doses d eau. La sage femme sort une mèche de cheveux, et me fait toucher sa tête pour me donner de la motivation et me montrer ou il en est dans son periple! “Bébé a des cheveux!! Allez je veux aller à cette rencontre”‎, et la je regarde le monitoring et son coeur s était affaiblie, le passage dans le bassin se faisait trop long et je ne le savais pas à ce moment là mais il avait le cordon autour du cou… L infirmière me regarde et m encourage encore et encore et me dit ” c est pour la santé de bébé la, poussez encore encore encore…” La j ai senti que la sage femme me faisait un episio quand je lui demande “que se passe t il?” “ce n est rien, vous venez de faire sortir sa tête! Allez encore!!! Pousse! Pousse!” Je vois le médecin arriver et je me dis allez dernière ligne droite!! Je ne voulais pas de spatule ou autre alors La je donne tout et je ne sais pas où j ai trouvé la force pour mais je l ai fait! Bébé était la sur moi!! Je n y croyais pas… je n ai même pas penser à regarder ou demander le sexe! il était la blotti contre moi, je pouvais enfin l embrasser, le câliner et le regarder. La sage femme m annonce qu elle a du faire une petite episio (seulement quelques points), qu elle aurait pu s en passer mais que comme bébé avait le cordon autour du cou il fallait qu elle m aide un peu! L infirmière me glisse : “c est un petit garcon” Mon amour était la. Je regarde Rudy, il est la notre fils, avec nous! Elle me l a laissé en peau à peau le temps qu elle fasse sortir le placenta qui d ailleurs était énorme! Puis le médecin faisait mes points. J avais hâte qu on laisse mon bas du corps tranquille et que je reprenne mes esprits. Les sages femme m ont super bien accompagnée et je me rappellerais toute ma ‎vie de leur visage. Rudy s est ensuite mis en peau à peau avec lui. C était merveilleux de les voir tous les deux. Je n y croyais pas. J étais tellement épuisée que je n arrivais pas à réaliser les choses! J étais sonnée et remplie d amour… plein d émotions et surtout je l avais fait!! Je l ai fait comme je le voulais, sans péridurale! J ai vécu mon accouchement, été jusqu au bout et mon bébé d amour était la, c est moi qui lui ai donné la vie! Un bébé de 3,850kg!! Un joli petit rôti qui n avait toujours pas de premom 🙂 Mais qu importe le prénom, il est en bonne santé avec nous. Rudy et moi sommes liés pour la vie. Il est une moitié de nous 2 et nous venions de vivre une expérience tellement intense ensemble c était incroyable! Nous avons pris notre temps pour descendre dans notre chambre, les sages femmes ne te pressent pas, elles respectent ce moment si unique, tes premiers moments en tant que famille!

Quelle merveilleuse déclaration d amour que de mettre au monde ce petit ange!

Future Doula

Céline , 42 ans mère de 3 garçons 18, 15 et 7 ans .La maternité , la périnatalité sont une vrai passion chez moi depuis l age de 12 ans .Sage femme était le métier que j avais choisi mais pour des raisons familiales, personnelles …ce projet n a jamais abouti. Après 8 années en tant qu’aide soignante en ehpad ou l écoute, l empathie, le bien être, les soins sont au centre de ce métier , ma reconversion en tant que doula m apparaît plus qu évidente. Certification en juin 2015. Je me sens très concernée en tant que femme, mère , compagne et doula par les futures propositions à soumettre aux pouvoirs publics et ainsi défendre vos objectifs qui sont aussi les miens devant toutes ces aberrations , ce manque de bon sens, d humanité qui entoure une période de la vie si importante. Sachez que vous avez tout mon soutien dans vos actions. j’ espère que pleins d autres témoignages suivront le mien car ce sont aussi les parents qui peuvent faire évoluer les choses. Il est temps que les pouvoirs publics réagissent dans le bons sens.

Au plaisir de vous lire.

Témoignage de Clémentine

J’ai été touchée par l’humanité et l’engagement du discours de la réalisatrice. Tout d’abord, parce qu’il revendique le droit des mères à choisir les conditions dans lesquelles elles souhaitent accueillir leur(s) enfant(s). Ensuite, plus largement, parce qu’il défend le droit des individus – femmes ou hommes – à respecter qui ils sont et ce qui est bon pour eux, dans l’entièreté de leur être et sans que ne soit occulté ni le vécu émotionnel ni le corps comme lieu de l’expérience. Enfin, parce qu’il rend visible un système idéologique et politique dans lequel les individus sont déresponsabilisés, objetisés et in fine privés de leur liberté d’action.

Il n’y a pas que le problème des assurances.

Les sages-femmes qui pratiquent l’ accouchement à domicile doivent pouvoir assurer un transfert rapide vers une structure hospitalière pour une prise en charge efficace en cas de besoin.

Dans mon département, le Lot, il n’y a qu’une seule maternité qui assure les accouchements. Un seul et unique lieu pour tout le département. Certaines femmes sont à plus d’une heure de route de l’hôpital.

Je souhaite que les femmes puissent avoir le choix d’accoucher à domicile, mais pour cela nous avons besoin de maternités de proximité.

Je souhaite que les femmes puissent avoir le choix d’accoucher dans une maternité, et que le processus naturel de leur accouchement y soit respecté.

Je souhaite aussi que les naissances qui ont besoin d’être médicalisée puissent l’être en toute bienveillance.

Et pour cela, il faut que les sages-femmes soient plus nombreuses dans les maternités. Les sages-femmes sont débordées, épuisées. Il faut leur donner les moyens de faire leur travail correctement.

Isabelle DURAND, sage-femme

Doula

Bonjour ,je m apelle Sabine …j ai eu mon 1 er enfant en 89 et fait mon 1 er accompagnement en 90 ,24 ans que j accompagne ,a l ‘epoque je n ‘avais pas de soucis pour aller dans les structures et depuis j ‘ai vu les choses se transformer vers une fermeture evidente,j’aurais beaucoup a partager ,cette année j ai decidé d arreter ,des tas de nouvelles doulas etant arrivées depuis mais surtout je ne desire plus accompagner en structure ,je ne supporte plus tout ce qu il se passe a la maternité et les accouchements a domicile sont aussi de plus en plus difficile faute de sage femme dans ce contexte …voila Je me joint a votre mouvement …J aimerais savoir comment diffuser ce film ici ….je vous encourage et du plus profond de mon coeur je pri pour que les choses evoluent.

Choisir son lieu de naissance

Longtemps j’ai cru comme nous tous que nous vivions dans un pays libre… Certes pas parfait mais libre ! Et puis je suis “tombée” enceinte et j’ai alors découvert que, femme et mère désormais, je ne l’étais plus. On voulait décider pour moi, penser pour moi, prévoir pour moi, accoucher pour moi. Il fallait que j’écoute désormais la parole médicale comme une parole sacrée, que j’accepte qu’on me touche partout qu’on me regarde partout, par n’importe qui, n’importe où, qu’on m’ausculte plusieurs fois partout, qu’on me pénétre profondément sans ménagement et indifférence souvent, qu’on me mutile même sans m’avertir… Mais le pire, je pense, et de voir qu’on fait plusieurs fois les mêmes choses, souvent et plusieurs fois, à cette chair qui vient juste de sortir de ma chair : mon bébé. Tu n’as rien demandé non plus, toi si petit, si fragile et déjà ils te force à t’éloigner de moi, ils m’incitent souvent à me séparer de toi, pour ton bien, ta santé, ton sommeil ou te nourrir à ma place, pour ton bien… soi-disant ! Mais tous, sont gentils, ou pensent l’être évidemment. Tous sont bien intentionnés, ne recherchent que ma sécurité. Mais pour quoi faire ? Je ne voulais juste moi te rencontrer et me voilà, si loin de toi, osant à peine te toucher, car tous me font bien vite comprendre qu’ils savent, tous, mieux que moi ce qui est bon pour toi. Alors, blessée, meurtrie, plutôt traumatisée, et surtout tellement fatiguée mais en vie, je pleure ma nouvelle vie de maman. Car je sais désormais qu’à cause de toi, à cause d’eux, désormais je ne m’appartiens plus, tu ne m’appartiens plus… Je ne suis plus une femme libre!