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Accouchement physiologique à la maternité

Bonjour à tous,

Vous me lancez sur un sujet que j’adore, Notre Accouchement..
En aout 2013 mon mari et moi sommes tombés enceinte, on ne s’y attendait pas vraiment parce que mon ami avait très très très peu de chance d’être fertile suite à de gros traitements médicaux.
Bref, donc me voila enceinte et vraiment très heureuse de l’être. je me suis immédiatement intéressée à l’accouchement, à comment Moi j’allais réussir à faire sortir ce petit être de mon corps. J’ai très peur des hôpitaux, je les déteste même, et j’ai très vite su que je voudrait quelque chose qui soit le plus naturel possible. Nous avons fait de l’aptonomie, de l’hypo prénatal, un peu de piscine, enfin je voulais mettre toutes les chances de mon coté (ce que je croyais)
Puis le jour est arrivé!
un mois avant le terme, après une grosse journée en ville à piétiner j’ai eu mes premières contractions désagréables, il était 18h, c’était un jeudi 10 avril.
Romain n’en revenait pas, déjà!! on a compté les minutes entre chaque contraction en regardant “la tour Montparnase infernale” ( et oui… j’ai détesté mais mon mec était fan) on a bu un thé, pris une douche puis à 6h nous sommes partis, étais accroupie au milieu du jardin en attendant qu’il charge la voiture. Arrivée à 7h à la clinique, on s’est intéressé à moi à 8h30, j’avais déjà bien bien bien mal, mais je commençais à ne plus être vraiment là, dans la réalité réel je veux dire 😉
Mon col à cet instant était dilaté à 1, je peux monter dans ma chambre, je voulais dormir, mais l’espace entre chaque contraction ne m’en laissé pas la possibilité. Plus tard, Je ne sais pas l’heure qu’il était, je voulais aller dans la trop belle baignoire, là je suis dilatée à 3.
20 min après ce bain j’en peux plus je veux sortir, on va en salle “nature”, je suis dilatée à 7.. la salle est bien, il y a un grand lit rond avec des draps blancs, des écharpes suspendues et tout et tout, en plus j’avais amené tout mon barda, coussin, oreiller, je suis toujours dans mon pyj, hors de question de me mettre cet espèce de chemise jaune pale mortuaire!! La sage femme nous dit ne nous installer comme on veut, ça a fini accroupi par terre, romain a mis tous les draps au sol, je criais, des sons graves, je m’étonnais moi même, c’est pas mon genre normalement. Romain à coté veillait à tout, il empêchait une sage femme, que j’aimais pas beaucoup, de me donner du gaz hilarant, qu’elle me présentait comme étant de l’oxygène, si il n’avait pas était là j’aurais surement accepté, il me glissait discretos des figues sèches… Puis Agnes, la sage femme hyper respectueuse de nos choix est venue, bébé était près à naitre, elle a rompu la poche, je suis montée sur une chaise bizarre à 4 pattes le haut de corps accroché au dossier, j’ai poussée une fois et Abel est sorti, il était 12h.
Incroyable … incroyable, incroyable, on était au paradis, Abel était si petit, il est venu sur mon sein plus tard Romain a coupé le cordon, j’ai mal nul part, j’ étais en pleine forme, j’étais surexcitée et prête à rentrer à la maison. On est resté là au moins 3 heures, tous les 3 tranquilles. Abel était petit mais si calme si bien, si beau, on voyait qu’il n’avait pas souffert. Puis on ne s’est pas quitté, il a dormi tout contre moi des le premier jour et aujourd’hui encore, il a 14 mois.
Cet accouchement a changé notre vie, ce fut un vrai travail d’équipe, papa maman et bébé. Et malgré les préparations à l’accouchement que j’ai faite, une chose a raisonné en boucle “ai confiance en toi tu sais accoucher et ton bébé sait naitre.. ” Alors c’est vrai que j’aurais pu accoucher n’importe où, j’aurais aimé chez moi, dans mon jardin, sur mon lit mais je suis trop loin des hôpitaux en cas de complications et surtout il n’y a aucune sage femme accoucheuse à moins de 2h de la maison.. Pour un deuxième j’aimerai être chez moi, vivre cet instant magique, incroyable, la chose la plus spectaculaire que l’on puisse vivre.. ce fut une réel révélation pour moi, je ne voulais pas trop d’enfants, mais maintenant je suis si fan de la grossesse, de l’accouchement et de cette petite boule d’amour que je pourrais ne plus m’arrêter…

Marie Romain et Abel