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Je me décide a écrire quelques lignes sur mes accouchements…

Bonjour, je me décide a écrire quelques lignes sur mes accouchements. plus particulièrement le premier car le deuxième j’étais plus armé et malgré les déconvenues rencontrées, j’ai pu faire entendre, pas sans difficulté, mes volontés et reprendre ce qui au départ est un acte tout a fait naturel pour une mère: accoucher.
Pour des raison médicales, j’ai du accoucher dans un hôpital (CHU) de niveau 3. Donc le jour J, une élève dernière année de sage-femme devait m’accompagner a l’accouchement. Le soucis c’est qu’elle devait attendre que sa tutrice soit présente pour les derniers moments. La tutrice est partie dans un bloc voisin pour voir un “accouchement banal” à ses dires. Cela ne devait pas durer plus de 10/15 minutes. Au final, elle est revenue après près de 30 minutes. Pendant ce temps, mon fils attendait à la “porte” pour sortir.! Il a aujourd’hui 10 ans, nous ne pouvons pas dire que la patience soit un très de caractère qui le définisse.
J’ai du avoir à nouveau une injection de produit anesthésiant environs 3/5 minutes avant le retour de la tutrice. J’ai vaguement senti l’expulsion de mon bébé. Surtout, je ne pouvait pas bouger avec mon bébé dans les bras.
La pédiatre de garde n’a pas voulu que j’allaite mon enfant au vu de mon dossier médical. Elle préférait attendre l’avis de l’obstétricien qui m’avait suivi. Allaitement que j’avais élaboré 9 mois dans ma tête et dans mon corps. Donc, j’ai donné le premier biberon en pleurs à mon bébé. J’ai eu de grosses difficultés à lâcher mon enfant car pour moi je n’avait pas accompli mon rôle de mère nourricière avec toute la dimension instinctuelle de donner la vie et ce qui va avec n’était pas réalisée. J’ai eu un manque et une souffrance.
A tout cela, je peux dire, qu’il est important pour toutes femmes de se faire confiance. Nous savons ce que nous voulons comme accouchement et sommes capable de mettre au monde un enfant de façon naturelle et instinctuelle. Toutefois si comme moi vous ne pouvez pas faire autrement que d’avoir recours à un lieu médicalisé, continuer de se faire confiance et faire entendre sa voix pour éviter de subir les événements. C’est vital pour la dyade mère/enfant qui naît.
De belles et heureuses naissances pour vous.

Affectueusement. Alexia.

Accoucher à l’hôpital, d’accord, mais uniquement si notre sage-femme nous y accompagne!

Je suis enceinte de notre deuxième enfant. Nous entrons petit à petit, avec plaisir, dans ce moment à part qu’est la grossesse et des multiples réflexions qu’elle suscite. C’est également l’occasion de repenser à ma première grossesse, à la préparation à l’accouchement que nous avions faite et au jour de la naissance de notre fils aîné.

Après mon premier accouchement, à l’hôpital, j’ai longtemps répété que tout c’était très bien passé, que tout c’était déroulé de la manière dont on le souhaitait, c’est à dire avec le moins d’interventions médicales possibles, dans le respect d’une naissance naturelle et de mon rôle de femme capable de mettre son enfant au monde. J’en étais convaincue et aujourd’hui encore je garde le souvenir d’un jour plein de force et de vie. Je reste impressionnée par ce que le corps peut faire lorsqu’on lui donne du temps.

Cependant, avec le recul, je constate que l’écoute, l’accompagnement et le respect que mon compagnon et moi attendions n’ont pas été aussi évidents que l’impression des premiers jours suivant l’accouchement. Nous avions rédigé un projet de naissance dans lequel nous expliquions notre désir d’une naissance la plus douce, la moins médicalisée et la plus respectueuse possible des processus naturels, notre désir d’être tenus informés des décisions médicales, mon souhait d’éviter la péridurale, etc.
Tout cela a été accueilli avec enthousiasme par le gynécologue (malgré le fait qu’il ait dit à mon compagnon qu’il pouvait préparer des boules Quies car pendant un accouchement sans péridurale, ça crie fort! Bonjour le soutien!).
Bref, à notre arrivée à la maternité, coup de téléphone au gynécologue. Qui propose d’emblée de percer la poche de eaux et que je reçoive du syntocinon. Une chance, nous avions également demandé à notre sage-femme de nous accompagner durant toute la durée de l’accouchement. Elle a simplement dit que ça pouvait encore attendre. Effectivement, le travail avance et arrive le moment de la poussée. On me fait changer de pièce, j’entends à mi-mots que le gynécologue trouve le bébé trop gros et qu’il préfère être dans une salle permettant une plus grosse intervention, mais on ne me dit rien.
L’arrivée dans la salle de naissance coïncide donc avec l’arrivée du gynécologue. A peine a-t-il mis ses gants qu’il fait quelque chose que je n’identifie pas très bien. Et là, j’ai comme un déclic, il est en train de préparer une épisio sans m’en toucher un mot. Je lui hurle “Pas d’épisio!”. Sur ce, en écho, mon compagnon et notre sage-femme crient à leur tour “Pas d’épisio!” et il stoppe ce qu’il était en train de faire. Il venait de m’anesthésier en vue de cette épisiotomie. Notre sage-femme a eu peur que l’anesthésie soit la cause d’un déchirement car la peau était plus fragile mais finalement notre fils est né deux contractions plus tard sans le moindre déchirement!

Donc, oui je maintiens que la naissance de notre fils a été comme on le souhaitait et bien plus encore car on n’avait pas pu imaginer l’ampleur du bouleversement émotionnel que cela déclencherait.
Mais aujourd’hui nous sommes convaincus que seule la présence de notre sage-femme a permis cette naissance. Aucun passage de notre projet de naissance n’a été pris au sérieux, nous ne demandions pourtant rien d’incroyable! Sans elle, nous aurions dû faire face à des décisions que l’émotion ne nous aurait pas permis de comprendre correctement. Nous nous en serions remis à l’avis des autres personnes présentes. Si la poche des eaux avait effectivement été percée et si j’avais reçu directement le syntocinon, je doute fort que l’accouchement se soit déroulé de cette manière. Si l’épisiotomie avait été faite inutilement, je n’aurais pas été dans la même forme physique.

Depuis ce jour, lorsque l’occasion se présente, nous parlons du métier de sage-femme qui nous était encore inconnu il y a quelques mois. Nous sommes sidérés que leur rôle soit tellement relégué au second plan, qu’elles se trouvent face à tellement d’obstacles (le montant des assurances, les difficultés à se former sans devoir passer obligatoirement par le milieu hospitalier qui éloigne tellement la naissance de ce qu’elle est naturellement).

Ce que nous avons également constaté, c’est le manque d’informations sur les différentes possibilités d’accouchement, sur ce qu’est un accouchement naturellement. SI nous avons eu ces infos, c’est parce que nous l’avons voulu. Il n’est pas question d’une apologie de l’accouchement sans péridurale ou de l’accouchement domicile mais bien du droit que chaque femme a de recevoir les informations complètes sur ce qu’elle est en train de vivre et sur ce qui va arriver. A partir de là seulement le choix est possible.

Je tiens tout de même à signaler que je ne nie pas l’importance des techniques obstétricales. Il est évident qu’elles permettent à un grand nombre de naissances de se terminer de façon heureuse et d’éviter des accidents graves. Je déplore seulement le fait d’imposer à toutes une seule manière de faire. Et lorsque l’on approche un tout petit peu cette manière de faire on s’aperçoit que ce n’est pas pour la femme que les choix sont faits mais plutôt pour un certain confort pour le personnel médical.

Donc nous voici un peu plus avertis que la première fois, nous mettons des choses en place plus tôt dans la grossesse et envisageons un accouchement à domicile si tout se déroule parfaitement. Si ce n’était pas le cas, nous irions naturellement à l’hôpital mais avec la certitude d’être accompagnés par notre sage-femme pour donner au jour de la naissance de notre second enfant toutes les chances d’être un jour plein de bienveillance et d’écoute.

Belgique (Liege)

Accouchement physiologique à la maternité

Bonjour à tous,

Vous me lancez sur un sujet que j’adore, Notre Accouchement..
En aout 2013 mon mari et moi sommes tombés enceinte, on ne s’y attendait pas vraiment parce que mon ami avait très très très peu de chance d’être fertile suite à de gros traitements médicaux.
Bref, donc me voila enceinte et vraiment très heureuse de l’être. je me suis immédiatement intéressée à l’accouchement, à comment Moi j’allais réussir à faire sortir ce petit être de mon corps. J’ai très peur des hôpitaux, je les déteste même, et j’ai très vite su que je voudrait quelque chose qui soit le plus naturel possible. Nous avons fait de l’aptonomie, de l’hypo prénatal, un peu de piscine, enfin je voulais mettre toutes les chances de mon coté (ce que je croyais)
Puis le jour est arrivé!
un mois avant le terme, après une grosse journée en ville à piétiner j’ai eu mes premières contractions désagréables, il était 18h, c’était un jeudi 10 avril.
Romain n’en revenait pas, déjà!! on a compté les minutes entre chaque contraction en regardant “la tour Montparnase infernale” ( et oui… j’ai détesté mais mon mec était fan) on a bu un thé, pris une douche puis à 6h nous sommes partis, étais accroupie au milieu du jardin en attendant qu’il charge la voiture. Arrivée à 7h à la clinique, on s’est intéressé à moi à 8h30, j’avais déjà bien bien bien mal, mais je commençais à ne plus être vraiment là, dans la réalité réel je veux dire 😉
Mon col à cet instant était dilaté à 1, je peux monter dans ma chambre, je voulais dormir, mais l’espace entre chaque contraction ne m’en laissé pas la possibilité. Plus tard, Je ne sais pas l’heure qu’il était, je voulais aller dans la trop belle baignoire, là je suis dilatée à 3.
20 min après ce bain j’en peux plus je veux sortir, on va en salle “nature”, je suis dilatée à 7.. la salle est bien, il y a un grand lit rond avec des draps blancs, des écharpes suspendues et tout et tout, en plus j’avais amené tout mon barda, coussin, oreiller, je suis toujours dans mon pyj, hors de question de me mettre cet espèce de chemise jaune pale mortuaire!! La sage femme nous dit ne nous installer comme on veut, ça a fini accroupi par terre, romain a mis tous les draps au sol, je criais, des sons graves, je m’étonnais moi même, c’est pas mon genre normalement. Romain à coté veillait à tout, il empêchait une sage femme, que j’aimais pas beaucoup, de me donner du gaz hilarant, qu’elle me présentait comme étant de l’oxygène, si il n’avait pas était là j’aurais surement accepté, il me glissait discretos des figues sèches… Puis Agnes, la sage femme hyper respectueuse de nos choix est venue, bébé était près à naitre, elle a rompu la poche, je suis montée sur une chaise bizarre à 4 pattes le haut de corps accroché au dossier, j’ai poussée une fois et Abel est sorti, il était 12h.
Incroyable … incroyable, incroyable, on était au paradis, Abel était si petit, il est venu sur mon sein plus tard Romain a coupé le cordon, j’ai mal nul part, j’ étais en pleine forme, j’étais surexcitée et prête à rentrer à la maison. On est resté là au moins 3 heures, tous les 3 tranquilles. Abel était petit mais si calme si bien, si beau, on voyait qu’il n’avait pas souffert. Puis on ne s’est pas quitté, il a dormi tout contre moi des le premier jour et aujourd’hui encore, il a 14 mois.
Cet accouchement a changé notre vie, ce fut un vrai travail d’équipe, papa maman et bébé. Et malgré les préparations à l’accouchement que j’ai faite, une chose a raisonné en boucle “ai confiance en toi tu sais accoucher et ton bébé sait naitre.. ” Alors c’est vrai que j’aurais pu accoucher n’importe où, j’aurais aimé chez moi, dans mon jardin, sur mon lit mais je suis trop loin des hôpitaux en cas de complications et surtout il n’y a aucune sage femme accoucheuse à moins de 2h de la maison.. Pour un deuxième j’aimerai être chez moi, vivre cet instant magique, incroyable, la chose la plus spectaculaire que l’on puisse vivre.. ce fut une réel révélation pour moi, je ne voulais pas trop d’enfants, mais maintenant je suis si fan de la grossesse, de l’accouchement et de cette petite boule d’amour que je pourrais ne plus m’arrêter…

Marie Romain et Abel

valerie_hinojosa

Une naissance à la maison

Depuis toujours je sais que je ne veux pas accoucher dans un hôpital. J’ai le sentiment que laissée seule je peux arriver, mais que sous le regard et l’inspection du “personnel médical”, je ne serai plus compétente, on me dira ce que je dois faire et cela entravera mon instinct. Bien sûr la culture familiale joue : ma mère, sage-femme, m’a eue seule à la maison en 1985.
Quand j’ai su que j’étais enceinte, je me suis dirigée vers la seule sage-femme qui accepterait peut-être de me suivre pour un AAD. Bien sûr je n’évoquais pas trop cette décision en public car j’étais tout de suite bombardée par les peurs, l’étonnement, les reproches, l’incompréhension des autres. Mais parfois l’admiration.
Heureusement, dans mes moments de doutes et d’angoisse, j’étais soutenue à fond par mon conjoint (pas chaud au départ puis de plus en plus et à la fin il n’imaginait pas que l’accouchement se passe ailleurs que chez nous) et ma mère!
C’est considéré tellement normal de se soumettre à tous les examens que j’avais presque honte de dire que je ne voulais rien, pas d’épidurale, pas de perf, pas d’incision, pas de monitoring : je voulais juste qu’une personne expérimentée soit là pour me rassurer chez moi. Je voulais que mon bébé naisse dans notre intimité familiale, “au chaud”.
La sage-femme a accepté de me suivre mais souhaitait que je sois inscrite dans un hôpital au cas où. Casse-tête administratif : quand vous vous inscrivez on vous demande le nom du gynéco qui vous suit. Quel gynéco ? Gros yeux du personnel. “Et la fiche de liaison obstétricale?”
Secrètement j’espérais un travail trop rapide pour ne pas risquer de finir à l’hôpital. Je mettais en œuvre tous les moyens à ma disposition : bonne alimentation, massages, tok sen, cranio-sacré, je parlais à mon bébé, je faisais les massages du périnée, longues promenades. Et si la sage femme arrivait trop tard et que le bébé était déjà là ? L’idée ne me déplaisait pas.
Toute ma grossesse a été stressante car je ne savais pas comment elle se solderait.
Finalement une gynéco m’a donné la fiche de liaison pour m’inscrire dans une structure. Elle m’a parlé du risque hémorragique post-partum, bonjour la montée de stress ! Elle m’encourage à aller visiter la “salle nature” d’une structure. Mais c’est plus fort que moi, je ne fais pas confiance au corps médical pour le protocole qui exige les petites attentions invasives. C’était un lundi. Début de douleurs de règles dans le bas du vente et les quadriceps.
Mardi pareil. Une douleur sourde qui me donne envie de m’allonger et de me bercer en boule. Mercredi ça continue toute la journée. Vers 22h45 je sens deux “cracs”. Mon ami appelle la sage femme, je sens des contractions qui m’empêchent de parler et me donnent une envie irrésistible de me rouler par terre et de crier tout ce que je peux. Aujourd’hui je me demande comment il est possible de supporter une telle douleur quand on est immobilisée et qu’une péri est proposée ! La sage femme arrive, elle dit qu’elle voit la tête de bébé, elle m’aide verbalement à me détendre entre chaque contraction. Le bébé arrive.. et le voilà, dans les bras de son papa, il est 00h20!
Pendant les jours suivants, le papa et moi, on a souvent pleuré de bonheur en regardant notre tout petit et en se rappelant cette nuit folle, magique, intense. On était nostalgiques, on voulait que ça recommence ! C’était tellement beau et fort, on ne vit des choses comme cela qu’au moment d’une naissance.
Merci à notre sage-femme qui fait un sacré travail : préparer et accompagner les mères et les pères à accueillir leur bébé dans les meilleurs conditions.

Accouchement

Ce qui m’a le plus déranger lors de mon accouchement se sont les allées et venues de diverses personnes du service pendant l’accouchement dans la salle d’accouchement. C’est aussi l’initiative soudaine de déclencher l’accouchement alors que la poche des eaux n’était que légèrement fissurée (j’aurai voulu avoir un échange , et un petit temps de réflexion..). ,Et tout le processus très médicalisé (prostaglandine, ocitocine..)

Comment devons-nous/voulons-nous traiter/accueillir ce cadeau si précieux et fragile qu’est la vie?

Je remercie la réalisatrice pour son film, témoignage très émouvant. C’est un film politique et non propagandiste comme j’ai pu lire. C,est un documentaire qui parle de liberté qui, dans le pays des droits de l’homme n’est pas garantie aux femmes – qui parle du droit des femmes pour exercer un métier dans les meilleurs conditions possibles pour elle, pour nous et nos enfants.

C’est un film pour éclairer les consciences des femmes, et des hommes, qu’ils soient déjà parents ou non, qui souhaitent le devenir ou non. C’est un film d’intérêt général qui pose la question suivante : comment devons-nous/voulons-nous traiter/accueillir ce cadeau si précieux et fragile qu’est la vie?
Merci pour toute cette lumière!

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L’avant-première du mardi 24 mars a Tournefeuille

L’association Olympe de Gouges et Utopia nous ont invité a présenter Loba hier soir a l’Utopia de Tournefeuille. La soirée fut très chaleureuse. 150 personnes sont venues voir le film, et s’en est suivi un débat très animé. Beaucoup de spectateurs et de spectatrices sont sortis avec l’envie de partager leur expérience autour de la naissance, qu’il soient futurs parents,grand-parents, sage-femmes en formation, médecins etc..

Participez a Lobactions, passons de l’individuel au collectif!
Partagez vos témoignages sur:
http://lobafilm.com/fr/lobactions/

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