témoignage

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Témoignage

Mère de 2 enfants j’ai toujours voulu accoucher à la maison.

Pour mon fils aîné je n’ai pas pu pour plusieurs raisons la première j’ai déménagé plusieurs fois en cours de grossesse et n’ai pu trouver de sage femme pour mon suivi.
Nous avons décidé mon conjoint et moi de nous rendre à Pertuis dans une Maternité qui pratique, “favorise” les accouchements “naturels”. Malgré cela la sage femme présente ce jour là a préféré accélérer le travail avec des hormones de synthèse. Incapable de parler à la suite et d’exprimer mes besoins, mes peurs… j’ai vécu cet accouchement comme un vrai traumatisme car il n’a été que douleur.
Pour la naissance de ma fille j’ai pu être suivi et faire cet accouchement à la maison. Et quand j’y repense il me semble tellement simple en comparaison du premier, pourtant il a duré le même nombre d’heures, la seule différence est dans l’accompagnement ma sage femme était là, elle ma guidé et a su m’aider à lâcher prise. être à la maison est apaisant, le feu qui crépite, être nue chez soi. Accueillir son enfant et être dans son lit, avoir le grand frère avec soi, le papa dormir ensemble pour cette première nuit à 4, merveilleux…

Je suis éleveuse de brebis et faire naitre des bébés c’est aussi mon métier, la nature nous montre comme c’est facile et comme être accompagné aide dans des moments plus difficiles. POur moi nâitre à domicile n’est pas contradictoire avec modernité, bien au contraire, les outils actuels permettent justement une naissance domicile sans danger (en limitant en tout cas les risques) de plus il est essentiel d’avoir le choix et de ne pas être jugé pour ça. Ainsi vouloir accoucher en maternité avec péridurale ne doit pas non plus être mal vu, nous sommes libres de notre corps et de la naissance que l’on souhaite, le tout est d’être bien accompagné en milieu hospitalier ce qui n’est pas toujours le cas!

Maman de quatre enfants…

Maman de quatre enfants;j’en ai des trucs à dire mais c trop long pas trop grave mais qui a marqué la maman que je suis et dont je ne souhaite pas que cela arrive à mes filles et mon fils.grâce à pratiques de santé je fais votre connaissance et je suis ravie de savoir qu’un film(que je n’ai pas encore vu) et qu’un mouvement existe pour sauver un des plus beaux actes que l’humain sait faire mais fait mal depuis plusieurs décennies:donner la vie.

Accouchement physiologique à la maternité

Bonjour à tous,

Vous me lancez sur un sujet que j’adore, Notre Accouchement..
En aout 2013 mon mari et moi sommes tombés enceinte, on ne s’y attendait pas vraiment parce que mon ami avait très très très peu de chance d’être fertile suite à de gros traitements médicaux.
Bref, donc me voila enceinte et vraiment très heureuse de l’être. je me suis immédiatement intéressée à l’accouchement, à comment Moi j’allais réussir à faire sortir ce petit être de mon corps. J’ai très peur des hôpitaux, je les déteste même, et j’ai très vite su que je voudrait quelque chose qui soit le plus naturel possible. Nous avons fait de l’aptonomie, de l’hypo prénatal, un peu de piscine, enfin je voulais mettre toutes les chances de mon coté (ce que je croyais)
Puis le jour est arrivé!
un mois avant le terme, après une grosse journée en ville à piétiner j’ai eu mes premières contractions désagréables, il était 18h, c’était un jeudi 10 avril.
Romain n’en revenait pas, déjà!! on a compté les minutes entre chaque contraction en regardant “la tour Montparnase infernale” ( et oui… j’ai détesté mais mon mec était fan) on a bu un thé, pris une douche puis à 6h nous sommes partis, étais accroupie au milieu du jardin en attendant qu’il charge la voiture. Arrivée à 7h à la clinique, on s’est intéressé à moi à 8h30, j’avais déjà bien bien bien mal, mais je commençais à ne plus être vraiment là, dans la réalité réel je veux dire 😉
Mon col à cet instant était dilaté à 1, je peux monter dans ma chambre, je voulais dormir, mais l’espace entre chaque contraction ne m’en laissé pas la possibilité. Plus tard, Je ne sais pas l’heure qu’il était, je voulais aller dans la trop belle baignoire, là je suis dilatée à 3.
20 min après ce bain j’en peux plus je veux sortir, on va en salle “nature”, je suis dilatée à 7.. la salle est bien, il y a un grand lit rond avec des draps blancs, des écharpes suspendues et tout et tout, en plus j’avais amené tout mon barda, coussin, oreiller, je suis toujours dans mon pyj, hors de question de me mettre cet espèce de chemise jaune pale mortuaire!! La sage femme nous dit ne nous installer comme on veut, ça a fini accroupi par terre, romain a mis tous les draps au sol, je criais, des sons graves, je m’étonnais moi même, c’est pas mon genre normalement. Romain à coté veillait à tout, il empêchait une sage femme, que j’aimais pas beaucoup, de me donner du gaz hilarant, qu’elle me présentait comme étant de l’oxygène, si il n’avait pas était là j’aurais surement accepté, il me glissait discretos des figues sèches… Puis Agnes, la sage femme hyper respectueuse de nos choix est venue, bébé était près à naitre, elle a rompu la poche, je suis montée sur une chaise bizarre à 4 pattes le haut de corps accroché au dossier, j’ai poussée une fois et Abel est sorti, il était 12h.
Incroyable … incroyable, incroyable, on était au paradis, Abel était si petit, il est venu sur mon sein plus tard Romain a coupé le cordon, j’ai mal nul part, j’ étais en pleine forme, j’étais surexcitée et prête à rentrer à la maison. On est resté là au moins 3 heures, tous les 3 tranquilles. Abel était petit mais si calme si bien, si beau, on voyait qu’il n’avait pas souffert. Puis on ne s’est pas quitté, il a dormi tout contre moi des le premier jour et aujourd’hui encore, il a 14 mois.
Cet accouchement a changé notre vie, ce fut un vrai travail d’équipe, papa maman et bébé. Et malgré les préparations à l’accouchement que j’ai faite, une chose a raisonné en boucle “ai confiance en toi tu sais accoucher et ton bébé sait naitre.. ” Alors c’est vrai que j’aurais pu accoucher n’importe où, j’aurais aimé chez moi, dans mon jardin, sur mon lit mais je suis trop loin des hôpitaux en cas de complications et surtout il n’y a aucune sage femme accoucheuse à moins de 2h de la maison.. Pour un deuxième j’aimerai être chez moi, vivre cet instant magique, incroyable, la chose la plus spectaculaire que l’on puisse vivre.. ce fut une réel révélation pour moi, je ne voulais pas trop d’enfants, mais maintenant je suis si fan de la grossesse, de l’accouchement et de cette petite boule d’amour que je pourrais ne plus m’arrêter…

Marie Romain et Abel

peuet

Je vais accoucher dans 2 mois dans un hôpital…

Je vais accoucher dans 2 mois dans un hôpital. Il est de niveau III alors je devrais être rassurée et pourtant je ne le suis pas. J’aimerais accoucher sans péridurale, sans fil, sans ce surplus de médicalisation mais je sais que là bas personne ne comprendra ce désir et personne ne sera apte à m’aider à faire face à ma douleur. Nous avons perdu le côté humain, les mentalités françaises sont formatées, peu de femmes comprennent mon choix d’accoucher et de ne pas être accouchée…

*photo: Erik Bas

valerie_hinojosa

Une naissance à la maison

Depuis toujours je sais que je ne veux pas accoucher dans un hôpital. J’ai le sentiment que laissée seule je peux arriver, mais que sous le regard et l’inspection du “personnel médical”, je ne serai plus compétente, on me dira ce que je dois faire et cela entravera mon instinct. Bien sûr la culture familiale joue : ma mère, sage-femme, m’a eue seule à la maison en 1985.
Quand j’ai su que j’étais enceinte, je me suis dirigée vers la seule sage-femme qui accepterait peut-être de me suivre pour un AAD. Bien sûr je n’évoquais pas trop cette décision en public car j’étais tout de suite bombardée par les peurs, l’étonnement, les reproches, l’incompréhension des autres. Mais parfois l’admiration.
Heureusement, dans mes moments de doutes et d’angoisse, j’étais soutenue à fond par mon conjoint (pas chaud au départ puis de plus en plus et à la fin il n’imaginait pas que l’accouchement se passe ailleurs que chez nous) et ma mère!
C’est considéré tellement normal de se soumettre à tous les examens que j’avais presque honte de dire que je ne voulais rien, pas d’épidurale, pas de perf, pas d’incision, pas de monitoring : je voulais juste qu’une personne expérimentée soit là pour me rassurer chez moi. Je voulais que mon bébé naisse dans notre intimité familiale, “au chaud”.
La sage-femme a accepté de me suivre mais souhaitait que je sois inscrite dans un hôpital au cas où. Casse-tête administratif : quand vous vous inscrivez on vous demande le nom du gynéco qui vous suit. Quel gynéco ? Gros yeux du personnel. “Et la fiche de liaison obstétricale?”
Secrètement j’espérais un travail trop rapide pour ne pas risquer de finir à l’hôpital. Je mettais en œuvre tous les moyens à ma disposition : bonne alimentation, massages, tok sen, cranio-sacré, je parlais à mon bébé, je faisais les massages du périnée, longues promenades. Et si la sage femme arrivait trop tard et que le bébé était déjà là ? L’idée ne me déplaisait pas.
Toute ma grossesse a été stressante car je ne savais pas comment elle se solderait.
Finalement une gynéco m’a donné la fiche de liaison pour m’inscrire dans une structure. Elle m’a parlé du risque hémorragique post-partum, bonjour la montée de stress ! Elle m’encourage à aller visiter la “salle nature” d’une structure. Mais c’est plus fort que moi, je ne fais pas confiance au corps médical pour le protocole qui exige les petites attentions invasives. C’était un lundi. Début de douleurs de règles dans le bas du vente et les quadriceps.
Mardi pareil. Une douleur sourde qui me donne envie de m’allonger et de me bercer en boule. Mercredi ça continue toute la journée. Vers 22h45 je sens deux “cracs”. Mon ami appelle la sage femme, je sens des contractions qui m’empêchent de parler et me donnent une envie irrésistible de me rouler par terre et de crier tout ce que je peux. Aujourd’hui je me demande comment il est possible de supporter une telle douleur quand on est immobilisée et qu’une péri est proposée ! La sage femme arrive, elle dit qu’elle voit la tête de bébé, elle m’aide verbalement à me détendre entre chaque contraction. Le bébé arrive.. et le voilà, dans les bras de son papa, il est 00h20!
Pendant les jours suivants, le papa et moi, on a souvent pleuré de bonheur en regardant notre tout petit et en se rappelant cette nuit folle, magique, intense. On était nostalgiques, on voulait que ça recommence ! C’était tellement beau et fort, on ne vit des choses comme cela qu’au moment d’une naissance.
Merci à notre sage-femme qui fait un sacré travail : préparer et accompagner les mères et les pères à accueillir leur bébé dans les meilleurs conditions.

Accouchement

Ce qui m’a le plus déranger lors de mon accouchement se sont les allées et venues de diverses personnes du service pendant l’accouchement dans la salle d’accouchement. C’est aussi l’initiative soudaine de déclencher l’accouchement alors que la poche des eaux n’était que légèrement fissurée (j’aurai voulu avoir un échange , et un petit temps de réflexion..). ,Et tout le processus très médicalisé (prostaglandine, ocitocine..)