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Nouveau Témoignage

Plus nous serons nombreuses à écrire nos témoignages, plus nous réveillerons les consciences et agirons pour changer ces paradigmes autour de la naissance qui paraissent immuables.

Ma fille ainée est née en avril 2011. Le terme était prévu pour le 1er avril. Le 03 avril je perdais un peu les eaux. Je me rends à la maternité, ils me gardent, 12h après perf d’ocytocyne (16h)… Une sage-femme absente, pas d’écoute, pour toujours la même raison “ils sont débordés, beaucoup d’accouchements à gérer”… 20h, contractions hyper violentes, je ne pouvais pas bouger, car perfusée… Le doppler me gênait énormément mais visiblement j’étais obligée de le garder, pour surveiller mon bébé… Bref, 20h –> péridurale (je ne m’étais même pas posé la question, c’était pour moi la seule façon d’avoir des enfants, les femmes qui choisissaient de souffrir étaient tout simplement des folles… heureusement j’ai cheminé depuis…). Minuit, dilatation complète, les SF sont très occupées, me disent qu’elles reviennent mais c’est le cas plus d’1h après seulement, la péri ne fait d’ailleurs presque plus effet car elles m’ont interdit de réinjecter du produit… (quelle “infantilisation” dans la façon de faire quand j’y pense…) 2h, elles ont visiblement décidé que c’était le moment de pousser… Je pousse, plus d’une heure… tellement que j’ai l’impression de que mes yeux vont sortir, que ma peau va exploser… Elles font venir un gynéco (une femme), qui regarde, constate que le bébé n’est pas bien tourné (je me demande comment les SF elles mêmes n’ont pas pu le constater…)… Elle remonte le bébé dans mon ventre et le place correctement, je souffre énormément mais c’est pas grave, c’est pour mon bébé… Puis elle me dit “je pose des ventouses. Je pourrais vous laisser pousser encore mais vous semblez fatiguée et puis surtout j’ai envie de retourner me coucher”… Je me laisse faire, comme si c’était normal d’agir et de parler ainsi… Je n’éprouve pas de souffrance quand je raconte cet accouchement mais seulement du regret… Je sais maintenant que ce n’est pas ce que je veux. Depuis j”ai créé une association qui soutien le droit à l’accouchement à domicile.